Communiqué

Plasma de convalescent pour le traitement de la COVID-19


Jeudi, avril 02, 2020

LE 2 AVRIL 2020 (OTTAWA) – La Société canadienne du sang travaille activement avec Santé Canada et la communauté internationale de la recherche afin de contribuer à l’effort mondial pour déterminer si le plasma de personnes guéries de la COVID-19 peut être un traitement efficace contre le coronavirus. 

La Société canadienne du sang fait partie d’une équipe de spécialistes représentant le Canada au sein d’un groupe de travail international auquel participent également l’Australie, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis.  

Au Canada, la communauté de la recherche s’est rassemblée pour concevoir un essai clinique national sur l’utilisation du plasma de convalescent comme traitement contre le virus.  Une demande sera bientôt présentée à Santé Canada. Si l’essai est autorisé, la Société canadienne du sang et Héma-Québec seront chargées de fournir du plasma de convalescent aux hôpitaux à travers le pays.  

« Nous avons l’expérience et l’infrastructure nécessaires pour recueillir et préparer du plasma de convalescent pour un essai clinique visant à tester son innocuité et son efficacité, explique Dana Devine, experte scientifique en chef auprès de la Société canadienne du sang. Le plasma ne sera prélevé que chez des donneurs volontaires ayant totalement guéri du virus. Il sera utilisé par des médecins canadiens pour traiter des patients atteints de la COVID-19 dans le cadre de l’essai clinique. » 

Lorsque l’essai sera lancé, la Société canadienne du sang contactera des donneurs potentiels choisis en fonction des critères qui auront été définis dans le protocole de l’essai clinique. Les donneurs de plasma de convalescent devront également répondre aux critères d’admissibilité  actuellement appliqués par la Société canadienne du sang pour ses donneurs. Il existe en ce moment, au Canada, un petit nombre (mais qui augmente) de personnes qui pourraient être admissibles pour donner du plasma de convalescent dans le cadre de cet essai.   

Le plasma de convalescent sera recueilli selon le processus du don de plasma. Quand une personne attrape un virus, elle produit des anticorps qui restent ensuite dans son plasma pour la protéger contre une nouvelle infection par ce virus. En théorie, ces anticorps pourraient être très utiles pour traiter d’autres personnes atteintes du même virus.  

Pour en savoir plus, écoutez l’entretien vidéo avec Dana Devine.  

Un essai clinique national de cette envergure prendra plusieurs mois. Entre-temps, les Canadiens sont vivement incités à donner du sang dans les semaines qui viennent afin de maintenir un approvisionnement suffisant en sang et en produits sanguins pour les patients. Les besoins en sang sont constants. Tous les jours, des vies dépendent des produits sanguins, que ce soit pour une intervention chirurgicale, un traitement contre un cancer ou une maladie du sang ou bien des transfusions à la suite de blessures. Pour prendre rendez-vous, allez à sang.ca, téléchargez l’application DonDeSang ou composez le 1 866 JE DONNE (18665336663). 

ShareTweetShare

COVID-19 : arrêt de la collecte de sang de cordon


Lundi, mars 16, 2020

OTTAWA, le 16 mars 2020 – Compte tenu des recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada, de la hausse des restrictions dans les hôpitaux et du manque de ressources que cela entraîne, la Banque de sang de cordon de la Société canadienne du sang cesse toute collecte de sang de cordon à compter du 16 mars 2020 (23 h), pour une période indéterminée, afin de contribuer aux efforts collectifs visant à enrayer la propagation de la COVID-19.

Nous sommes conscients que cette décision touchera beaucoup de familles qui avaient fait le choix de faire don du sang de cordon de leur nouveau-né dans l’un des quatre hôpitaux participant au programme.

Quant aux patients, sachez que le programme de cellules souches de la Société canadienne du sang continue de se conformer aux normes et à la réglementation en vigueur, et que nous appliquons les dernières recommandations de la World Marrow Donor Association (WMDA) – un réseau international de registres de donneurs de cellules souches et de banques de sang de cordon qui partagent une base de données où sont répertoriés tous les donneurs de cellules souches et toutes les unités de sang de cordon disponibles. Nous continuerons d’assister les patients dans leurs recherches de cellules souches.

La Société canadienne du sang suit l’évolution de la COVID-19 en étroite collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, Héma-Québec, les fournisseurs de sang des autres pays et l’Organisation mondiale de la Santé. Nous reprendrons la collecte du sang de cordon dès que la situation le permettra.

Restez informés en consultant notre page Web sur le coronavirus (COVID-19).

ShareTweetShare

COVID-19 : annulation des séances publiques de frottis buccal


Vendredi, mars 13, 2020

Le 13 mars 2020 – La Société canadienne du sang annule toutes les séances publiques de frottis prévues au pays jusqu’à nouvel ordre. Nous encourageons la population à s’inscrire en ligne pour recevoir une trousse de frottis buccal individuelle par la poste.

Ces annulations font suite aux recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada afin de limiter la durée de rassemblement d’un nombre élevé de personnes au même endroit ou dans un espace confiné, et ainsi réduire les risques de transmission de la COVID-19. Elles s’alignent également avec les mesures de santé publique prises par bon nombre de provinces.

La sécurité des personnes qui souhaitent s’inscrire comme donneurs de cellules souches et de leur famille est primordiale. Cette décision sera réévaluée dans 30 jours.

Quant aux patients et à leur famille, sachez que le Registre de donneurs de cellules souches et la Banque de sang de cordon de la Société canadienne du sang font partie de la World Marrow Donor Association (WMDA), un réseau international de registres de donneurs de cellules souches et de banques de sang de cordon qui partagent une base de données où sont répertoriés tous les donneurs de cellules souches et toutes les unités de sang de cordon disponibles. Compte tenu de l’émergence continue de cas de COVID-19 dans le monde, la WMDA a créé une page d’information spéciale (en anglais) pour le public. Cette page est régulièrement mise à jour en fonction des données fournies par les organisations membres, les associations professionnelles et les entreprises de distribution (services de messagerie).

La Société canadienne du sang continuera de surveiller la situation liée à la COVID-19 et de fournir régulièrement des mises à jour. Nous continuerons de coordonner la recherche de donneurs de cellules souches au Canada et à l’étranger pour les patients ayant besoin d’une greffe de cellules souches. Nous communiquerons toute information importante aux centres de transplantation et aux registres appropriés afin de nous assurer que les produits essentiels aux patients leur soient acheminés en toute sécurité. Enfin, nous continuerons de rechercher d’éventuels signes d’infection chez les donneurs potentiels et d’étudier leurs antécédents de voyages à l’étranger. 

Nous avons également décidé d’annuler les très populaires séances de détermination du groupe sanguin. Ces activités, qui se tiennent généralement dans des espaces publics, comme les centres d’achat, sont l’occasion pour les gens de découvrir leur groupe sanguin. Cette décision sera également réévaluée dans les semaines qui viennent.

Pour toute question concernant les activations en cours liées aux registres des pays où des cas de COVID-19 ont été signalés, veuillez contacter notre équipe de coordination des services de transplantation, à cbs.onematch@blood.ca.

Restez informés en consultant notre page Web sur le coronavirus (COVID-19).

ShareTweetShare

Don et greffe d’organes et de tissus au Canada – Rapport d’étape sur le système 2018


Lundi, mars 02, 2020

En 2018, grâce à leurs généreux dons, 1 317 donneurs d’organes et 4 824 donneurs de tissus, et leurs familles, ont sauvé ou amélioré la vie de milliers de patients canadiens.

Le Canada a connu un nombre relativement stable de dons d’organes de personnes décédées et de transplantations, avec une légère diminution de ceux-ci et une légère augmentation des dons de personnes vivantes par rapport à l’année précédente. 

Au total, 223 Canadiens sont décédés alors qu’ils étaient en attente d’une greffe. Pour chaque patient qui reçoit une transplantation, deux autres patients continuent d’attendre. Il nous reste donc beaucoup à accomplir. 

Les résultats mentionnés dans le rapport sont le fruit des efforts individuels et collectifs des provinces et des territories, des programmes provinciaux et des efforts déployés à l’échelle nationale par la Société canadienne du sang. 

Quelques chiffres tirés du Rapport

  • En 2018, grâce à leurs généreux dons, 1 317 donneurs d’organes et 4 824 donneurs de tissus, et leurs familles, ont sauvé ou amélioré la vie de milliers de patients canadiens. 
  • 2 829 Canadiens ont vu leur vie transformée par une greffe 
  • En 2018, le don après décès au Canada a décliné pour la première fois en huit ans; ce qui a fait chuter le taux national de transplantation de 6 % de 2017. 
  • En 2018, les dons ont été faits par 762 donneurs décédés et 555 donneurs vivants. 
  • De 2010 à 2018, le Programme de don croisé de rein a facilité en moyenne trois transplantations toutes les deux semaines. Ces transplantations n’auraient pas pu avoir lieu sans ce programme interprovincial. 
  • Le nombre d’organes disponibles au Canada est encore insuffisant, puisqu’on comptait environ 4 351 patients encore en attente à la fin de 2018. 
  • En 2018, 223 Canadiens sont décédés en attente d’une transplantation, un nombre inférieur à celui de 2016, qui était de 242. 

« Étant donné notre expérience en tant que responsables de la coordination du système de DGOT à l’échelle nationale et notre connaissance des conditions nécessaires à son succès, nous croyons que les priorités à cet égard doivent s’ancrer dans des stratégies de nature à favoriser le transfert interprovincial d’organes, à augmenter le nombre de dons d’organes provenant de personnes vivantes, à aider les provinces à adopter de bonnes pratiques, et à améliorer les outils de mesure du rendement du système et les mécanismes de reddition de comptes. Le transfert d’organes entre les provinces profite aux patients ayant les besoins les plus grands et à ceux pour qui il est difficile de trouver un organe compatible. » 

Dr Graham D. Sher, Chef de la direction, Société canadienne du sang

« On dirait que les taux de don provenant de personnes vivantes ont atteint un nouveau plateau. Comme pays, nous devons approfondir notre réflexion pour trouver des moyens de faire passer le rendement du système au niveau supérieur. Pour égaler le rendement de pays comme les États-Unis, dont les taux sont nettement supérieurs aux nôtres, nous devons concentrer nos efforts sur l’amélioration des pratiques dans les provinces affichant un faible rendement.  

Étant donné la grande variation dans les pratiques au Canada à l’heure actuelle, je crois que nous avons une formidable occasion d’améliorer les taux de don de reins provenant de personnes vivantes. » 

Dr Peter Nickerson, conseiller médical, Rendement du système, données et transplantation, Société canadienne du sang 

« Le don d’organes est un don de vie. Le système du don et de la greffe du Canada est extrêmement reconnaissant envers le nombre croissant de Canadiens qui font don de leurs organes pour sauver d’autres Canadiens. Même s’il y a eu un léger déclin du nombre de donneurs et de transplantations au cours d’une seule année, de 2017 à 2018, le système a affiché un excellent rendement pendant la dernière décennie. Au cours des dix dernières années, le nombre de Canadiens ayant donné des organes après leur mort tragique a augmenté de 57 %. Cela a conduit à une augmentation de 35 % du nombre de transplantations destinées à sauver ou à améliorer la vie de patients, et à une baisse du nombre de patients sur liste d’attente. » 

Dr Sam Shemie, conseiller médical, Don après décès, Société canadienne du sang

Don et greffe d’organes et de tissus au Canada - Rapport d’étape sur le système 2018 (PDF)

ShareTweetShare

Un produit dérivé du plasma déjà utilisé dans le traitement de deux maladies pourrait avoir d’autres applications thérapeutiques


Mercredi, août 21, 2019

Toronto, le 21 août 2019 Selon une nouvelle étude financée par la Société canadienne du sang, un produit dérivé du plasma déjà utilisé dans le traitement de deux maladies pourrait servir à en traiter d’autres.

L’article concernant cette étude, intitulé « Treating murine inflammatory diseases with an anti-erythrocyte antibody », a été publié aujourd’hui dans la prestigieuse revue médicale Science Translational Medicine.

La Société canadienne du sang approvisionne les hôpitaux en anti-D, un médicament fabriqué à partir de plasma humain. L’anti-D est à ce jour uniquement recommandé pour traiter le purpura thrombopénique immunologique et prévenir la maladie hémolytique du fœtus et du nouveau-né. Il s’agit d’une solution d’anticorps dirigés contre une protéine présente à la surface des globules rouges fabriquée à partir de plasma source recueilli auprès de donneurs. Le plasma est la partie liquide, riche en protéines, du sang qui permet aux autres composants sanguins de circuler dans le corps.

Dans une nouvelle étude, le professeur Alan Lazarus , chercheur et immunologue au Centre d’innovation de la Société canadienne du sang, a découvert qu’un anticorps érythrocytaire, appelé Ter119, était en cause dans l’arthrite inflammatoire chez trois modèles murins, ainsi que dans l’apparition du syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) chez un autre modèle murin. Bien que très rare, le TRALI est l’une des principales réactions transfusionnelles pouvant causer la mort, contre lequel il n’existe aucun traitement efficace. Cette nouvelle étude suggère que l’anti-D pourrait constituer un traitement efficace contre ces maladies chez l’être humain.

« L’utilisation de l’anti-D pour traiter le TRALI et d’autres maladies autoimmunes que le purpura thrombopénique immunologique serait une bonne nouvelle, indique le professeur Lazarus. Son potentiel thérapeutique s’en retrouverait élargi. »

Si ces nouvelles applications thérapeutiques sont démontrées chez l’être humain, elles représenteraient une alternative aux traitements immunosuppresseurs, actuellement préconisés dans le traitement des maladies autoimmunes, mais qui ne conviennent pas à tout le monde.

Ces travaux de recherche standard, réalisés sur des souris, permettraient d’enrichir les connaissances médicales dans le domaine et ouvriraient la porte à de nouvelles applications thérapeutiques.

La recherche à la Société canadienne du sang

En se focalisant sur la recherche appliquée et le développement, la Société canadienne du sang est devenue un chef de file de l’innovation dans les domaines de la transfusion sanguine, de la thérapie cellulaire et de la transplantation, permettant ainsi de mieux cerner les enjeux de plus en plus complexes en matière de soins de santé.

Notre équipe de chercheurs et notre réseau de partenaires mènent des travaux de recherche exploratoire et appliquée, afin d’apporter de nouvelles connaissances, d’améliorer les pratiques, de contribuer à la mise au point de nouveaux services et de nouvelles technologies, et d’offrir des possibilités de formation et d’éducation. Apprenez-en plus sur nos activités de recherche.

INFORMATIONS

1-877-709-7773

media@blood.ca

ShareTweetShare

L’extraordinaire histoire de la docteure Shelly Sarwal présentée en première au Festival du film de l’Atlantique


Mercredi, août 14, 2019

HALIFAX, le 14 août 2019Son dernier projet, un film qui relate le parcours exceptionnel d’une femme en fin de vie, sera diffusé pour la première fois le 13 septembre au Festival du film de l’Atlantique.Le documentaire suit Shelly Sarwal, médecin de profession, alors qu’elle prend le contrôle de son destin et prépare pour le monde un legs impérissable.

Atteinte d’atrophie multisystématisée, une maladie incurable, la docteure Sarwal a décidé de recourir à l’aide médicale à mourir (AMM) et de faire don de ses organes et de ses tissus. Première personne à s’engager dans les dédales du don d’organes organisé en conjonction avec l’AMM, elle souhaitait que son expérience serve d’outil pour éduquer le public et le milieu médical.

Après avoir fait ses adieux à ses proches autour d’une tasse de thé, Shelly s’est éteinte sereinement, son mari à ses côtés. Son don ultime — ses organes et ses tissus — aura un impact direct sur la vie de plusieurs personnes.

Son dernier projet a été réalisé par Rosvita Dransfeld, qui est en lice pour un prix Emmy, et produit par la Société canadienne du sang en partenariat avec le programme Legacy of life de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse.

Le film a été tourné à Halifax, ville où Shelly a mené sa carrière de médecin et d’enseignante, et où elle a vécu, entourée de sa famille et de ses amis. C’est aussi là qu’elle a documenté ses derniers jours pour créer une œuvre puissante au service des autres.

La première de Son dernier projet sera présentée à Halifax le vendredi 13 septembre, à 18 h 20, dans la salle 3 du Cineplex Cinemas Park Lane.

Citations

« Notre équipe a d’abord travaillé avec Shelly pour son expérience en tant que patiente. Elle nous a aidés à définir des lignes directrices pour les professionnels de la santé qui doivent tenir compte du fait que l’aide médicale à mourir engendre un nouveau groupe de donneurs potentiels. C’était là des eaux inconnues, tant pour les spécialistes du don d’organes que pour le public. Shelly et sa famille ont fait preuve de courage et d’altruisme en nous invitant à faire la chronique des mois qui ont mené à l’acte d’aide médicale à mourir et au don d’organes et de tissus. Son don a sauvé des vies et son parcours sert aujourd’hui à éduquer le milieu de la santé. Ce fut pour nous un honneur de raconter son histoire. »

  • Amber Appleby, productrice déléguée. Amber Appleby dirige également le service responsable du don et de la greffe d’organes et de tissus à la Société canadienne du sang.  

« C’était la première fois que je collaborais de cette façon avec des organismes de santé. L’équipe de la Société canadienne du sang et de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a été très respectueuse de la vision que Shelly et moi avions du film. Même si elle était déjà affaiblie et fragile, Shelly tenait à éduquer le public sur l’aide médicale à mourir et le don d’organes. Je suis honorée d’avoir travaillé à ce projet et d’avoir rencontré cette femme exceptionnelle. »

  • Rosvita Dransfeld, réalisatrice. Rosvita Dransfeld est une cinéaste de renommée mondiale reconnue pour ses documentaires percutants qui touchent les téléspectateurs par leur exploration respectueuse et émouvante de la condition humaine. Elle a produit deux autres documentaires hautement médiatisés sur le don et la greffe d’organes : Memento Mori et Vital Bonds. Une adaptation de Vital Bonds, Transplanting Hope, vient d’être mise en lice pour un prix Emmy.

« La docteure Sarwal était une femme extraordinaire, que j’ai eu le privilège de connaître d’abord comme patiente, puis comme collègue et amie. Beaucoup auraient préféré vivre ce qu’elle a vécu dans l’intimité, mais Shelly a choisi d’ouvrir sa vie à des inconnus pour aider le monde à mieux comprendre la situation de fin de vie : la compassion, l’aide médicale à mourir et le cadeau qu’est le don d’organes. Elle aimait éduquer les gens et les professionnels de la santé à ces sujets qui la passionnaient. Elle m’a beaucoup appris pendant ce projet; je suis heureuse d’avoir eu l’occasion de travailler avec elle. »

  • Jennifer Hancock, intensiviste, Centre des sciences de la santé QEII, Halifax, Nouvelle-Écosse.
Société canadienne du sang

De par sa dimension nationale, son infrastructure et son mode de gouvernance, la Société canadienne du sang est une organisation unique dans le milieu canadien de la santé. Dans le domaine des organes et des tissus, elle gère des programmes qui facilitent l’échange interprovincial d’organes et travaille en collaboration avec des organismes provinciaux et d’autres partenaires afin d’améliorer le système canadien du don et de la greffe d’organes. La Société s’investit également dans l’élaboration de bonnes pratiques, la formation professionnelle, la sensibilisation du public et des professionnels au don d’organes, l’analyse de données et la production de rapports.

Au Canada, plus de 4 400 personnes attendent un organe, et on estime que de ce nombre, 250 mourront sans avoir reçu l’organe tant espéré. Les listes d’attente s’allongent d’année en année.

Un seul donneur d’organes peut sauver jusqu’à huit vies. Et si ce donneur fait aussi don de ses yeux et de ses tissus, il peut aider jusqu’à 75 personnes à vivre en meilleure santé.

Pour en savoir plus sur le don d’organes et de tissus au Canada, veuillez consulter Sang.ca > Organes et tissus.

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec la Société canadienne du sang en écrivant à media@blood.ca ou en composant le 1-877-709-7773.

Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et Legacy of Life

a Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse fournit des services de santé aux Néo-Écossais et certains services spéciaux aux Canadiens des provinces de l’Atlantique. Elle administre des hôpitaux, des centres de santé et des programmes communautaires partout dans la province. Son équipe de professionnels de la santé est composée d’employés, de médecins, de chercheurs, d’apprenants et de bénévoles. Pour en savoir plus, allez à nshealth.ca.

Legacy of Life est le nom du programme de don d’organes après décès établi par la Nouvelle-Écosse. Le programme a été mis en place en 2006 pour sensibiliser les Néo-Écossais au don d’organes après décès et voir à ce que l’option de don fasse partie intégrante des soins de fin de vie. Le programme mise sur l’éducation de la population et du milieu de la santé, des soins de pointe et le soutien à la famille.

Information pour les médias

Société canadienne du sang: 1-877-709-7773
media@blood.ca

Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse : 1-844-483-3344; NSHAMedia@nshealth.ca

ShareTweetShare

Sécurisation de l’approvisionnement en plasma du Canada


Mardi, août 06, 2019

Ouverture de 3 centres de collecte réservés au plasma en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique

OTTAWA, le 6 AOÛT 2019 – La Société canadienne du sang a le plaisir d’annoncer qu’avec le soutien de ses bailleurs de fonds, elle a entrepris d’augmenter la quantité de plasma recueillie au Canada et qu’elle est sur le point d’ouvrir 3 centres pilotes de collecte de plasma à Sudbury (Ont.), à Lethbridge (Alb.) et à Kelowna (C.-B.).

Ces 3 centres seront réservés à la collecte de plasma d’aphérèse, utilisé pour la fabrication de médicaments spécialisés. Ces médicaments, fabriqués à partir des protéines présentes dans le plasma humain, permettent de traiter une large gamme de maladies graves. En plus de ces 3 centres de collecte spécialisés, la Société canadienne du sang continuera de recueillir du plasma dans les centres de donneurs de sang déjà établis au pays.

Ces 10 dernières années ont vu la consommation mondiale d’immunoglobulines – des protéines contenues dans le plasma – doubler. Les immunoglobulines sont utilisées dans le traitement des immunodéficiences primaires (maladies chroniques rares caractérisées par l’absence ou le dysfonctionnement du système immunitaire) et secondaires (maladies non génétiques résultant d’infections virales ou de chimiothérapies).

En tant qu’organisme national mandaté par les gouvernements provinciaux et territoriaux pour la collecte du plasma d’aphérèse au Canada, la Société canadienne du sang a constaté une diminution de la suffisance nationale en plasma, ce qui représente un risque matériel auquel nous devons remédier. La suffisance en plasma se définit par le pourcentage de produits d’immunoglobulines délivrés aux hôpitaux fabriqués à partir du plasma d’aphérèse recueilli au Canada.

« L’une des fonctions de la Société canadienne du sang est de garantir un approvisionnement sûr et pérenne en plasma, et de limiter les risques et les répercussions de la demande mondiale en protéines plasmatiques, telles que les immunoglobulines, sur le système de santé canadien », explique le Dr Graham Sher, chef de la direction.

« Grâce à ces nouveaux centres de collecte de plasma, nous pourrons augmenter le volume de plasma d’aphérèse recueilli au Canada, consolider notre suffisance en plasma et continuer à répondre aux besoins de nos patients, aujourd’hui et à l’avenir. »

Le premier centre pilote ouvrira à Sudbury et devrait être opérationnel d’ici le printemps 2020. Il sera suivi du centre de Lethbridge, à l’automne 2020, et de celui de Kelowna, au printemps 2021. Ces 3 villes ont été choisies pour les conditions optimales qu’elles offrent en termes de recrutement de donneurs volontaires et non rémunérés.

L’objectif de cette phase pilote est de perfectionner un modèle spécifique à la collecte du plasma et différent de celui que nous suivons pour la collecte du sang total. Il s’agit d’un modèle qui respecte les principes fondateurs du don volontaire et non rémunéré au Canada, et qui s’appuie sur plusieurs dizaines d’années d’expérience et de savoir-faire dans la collecte du sang total, tout cela combiné aux bonnes pratiques de l’industrie et aux connaissances accumulées par les fournisseurs de sang des pays qui ont su sécuriser leur suffisance en plasma. Ce qui représente également notre objectif, que nous souhaitons atteindre de manière graduelle et économique, pour l’ensemble de nos patients.

ShareTweetShare

La campagne De nombreuses raisons de donner donne de l’élan à la Semaine nationale du don de sang (10-16 juin)


Lundi, juin 10, 2019

Merci aux donneurs de participer à la chaîne de vie du Canada

OTTAWA, LE 10 JUIN 2019 – Dans le cadre de la Semaine nationale du don de sang, qui a lieu du 10 au 16 juin, la Société canadienne du sang a créé un microsite Web (blood.ca/reasons) pour que les personnes qui ont vu leur vie changer grâce aux produits sanguins puissent partager les raisons pour lesquelles il faut rejoindre la chaîne de vie du Canada pour aider les patients.

« Chaque année, la Semaine nationale du don de sang et la Journée mondiale du donneur de sang (14 juin) sont l’occasion de remercier les donneurs pour leur générosité et leur dévouement envers les patients. Les donneurs étant des maillons vitaux de la chaîne de vie du Canada, il faut que plus de gens les rejoignent afin de garantir aux patients un approvisionnement sûr et constant en produits sanguins. Nous invitons les gens à aller sur notre microsite Web pour parler des raisons qui les ont poussés à donner, et à encourager parents et amis à faire de même, explique Rick Prinzen, directeur général de la chaîne d’approvisionnement et vice-président aux relations avec les donneurs. »

« Après avoir vu ma mère et ma sœur souffrir, j’ai su que j’allais devenir un donneur de sang dès que j’ai eu dix-sept ans », raconte Jakob Gallant, dont la mère et la sœur, Lori et Keelyn, souffrent d’un trouble de la coagulation et nécessitent des transfusions sanguines régulières. « Je n’ai même pas eu besoin d’y réfléchir, ça allait de soi. C’est drôle parce qu’aujourd’hui, elles n’ont pas l’air d’être malades, et elles ne le sont pas heureusement, mais ça reviendra sûrement un jour. Et ce jour-là, elles auront besoin d’aide, comme beaucoup d’autres gens que je connais. Ça peut arriver à n’importe qui, n’importe quand », conclut Jakob.

« Ma femme a eu besoin d’une transfusion sanguine et cela m’a motivé à donner mon sang plus régulièrement », confie Byron Link, retraité de la GRC qui a fait son premier don à l’âge de 21 ans, en 1965, au Manitoba. En 1996, alors qu’il est basé à Prince George, en Colombie-Britannique, sa femme tombe malade et s’en sort grâce à une transfusion. En 2002, ils déménagent à Kamloops, toujours en Colombie-Britannique, et Byron continue à donner son sang aussi souvent que possible pour atteindre, le 22 mai 2018, son 150e don! Depuis, Byron a déjà fait quatre autres dons de sang.

« Tout ce que nous faisons pour les patients repose sur ces personnes altruistes et dévouées qui donnent leur sang pour des raisons qui leur sont propres, continue M. Prinzen. Chaque jour, ces dons aident les patients à traverser des situations difficiles et à bénéficier d’une meilleure santé. »

Notre nouveau microsite Web permet aux gens de parler des raisons qui les ont poussés ou qui les poussent à donner du sang ou du plasma, à s’inscrire comme donneur de cellules souches, d’organes ou de tissus, à faire du bénévolat dans notre organisation et à donner de l’argent. De plus, dans la continuité de la campagne multimédia De nombreuses raisons de donner que nous avons lancée en avril dernier, nous invitons les Canadiens à parler de leurs raisons sur les réseaux sociaux et à encourager leur réseau à faire de même en utilisant les mots-dièse #QuelleEstVotreRaison #NBDW2019 et #WBDD.

Si nous profitons de cette Semaine nationale pour remercier les donneurs, il ne faut pas oublier que nous espérons également que de nouveaux donneurs rejoindront la chaîne de vie du Canada. Cette année, nous devons recruter plus de 100 000 nouveaux donneurs pour pouvoir maintenir les réserves nationales de sang à des niveaux optimaux et répondre aux besoins des patients. Nous invitons également la population à donner du sang cet été afin d’anticiper les besoins des hôpitaux. En effet, le nombre de dons diminue souvent en été, car beaucoup de donneurs prennent des vacances, partent en voyage, changent de routine ou consacrent tout simplement plus de temps à leur famille.

La Semaine nationale du don de sang, qui a fait l’objet d’une loi fédérale en 2008, rend hommage aux donneurs qui aident, sans contrepartie, les membres de leur communauté. Des activités seront organisées un peu partout au pays pour les remercier de leur engagement et encourager les gens qui n’ont jamais donné de sang à rejoindre la chaîne de vie du Canada.

Prendre rendez-vous pour faire un don n’a jamais été aussi facile : allez à sang.ca, téléchargez notre application mobile, DonDeSang, ou appeler au 1 866 JE DONNE (1-866-533-6663). Vous pouvez également vous présenter sans rendez-vous dans n’importe quelle collecte.

Qui sommes-nous?
La Société canadienne du sang est un organisme de bienfaisance sans but lucratif. Sa dimension nationale, son infrastructure et son mode de gouvernance en font une organisation unique dans le milieu canadien de la santé. L’organisation est également active dans le domaine des organes et des tissus. Elle gère également le Registre canadien de transplantation, qui facilite l’échange d’organes et la coordination des programmes connexes à la grandeur du pays. La Société canadienne du sang établit les connexions qui maintiennent la chaîne de vie du Canada.

RENSEIGNEMENTS
Tél. : 1-877-709-7773
Courriel : media@blood.ca

ShareTweetShare

Le conseil d’administration de la Société canadienne du sang ouvre sa prochaine réunion au public


Mardi, juin 18, 2019

TORONTO, le 20 juin 2019 – La Société canadienne du sang invite la population à assister, en personne ou en ligne, à la réunion du conseil d’administration qui aura lieu à Toronto. La réunion sera diffusée en direct sur sang.ca

Deux fois par an, les gens du public sont invités à participer aux réunions ouvertes du conseil d’administration. Cela leur donne l’occasion d’en savoir plus sur les activités de l’organisation, d’exprimer leurs vues au conseil et de rencontrer les membres du conseil et de la direction. 

Depuis sa fondation, en 1998, la Société canadienne du sang se fait un point d’honneur de travailler dans un esprit de collaboration et d’agir avec transparence et ouverture.

QUI : 

Dr Graham Sher, chef de la direction, et les membres de la direction 

M. Mel Cappe, président du conseil d’administration, et les membres du conseil d’administration 

QUAND : 

Jeudi 20 juin 2019 
de 8 h 30 à 12 h 30 

OÙ :  

Metro Toronto Convention Centre 

255, rue Front Ouest 

Toronto (Ontario) 

  

En ligne : blood.ca/fr/prochaine-reunion-publique-du-conseil-d-administration 

Société canadienne du sang  

La Société canadienne du sang fournit des services dans les domaines du sang, du plasma et des cellules souches pour le compte des gouvernements provinciaux et territoriaux, sauf celui du Québec. Elle gère également le registre national de transplantation ainsi que les programmes connexes pour faciliter l’échange d’organes à la grandeur du pays et constituer une chaîne de vie pour les Canadiens. Organisation indépendante sans but lucratif, elle est financée principalement par les ministères de la Santé des provinces et des territoires. La Société canadienne du sang est réglementée par Santé Canada en tant que fabricant de produits biologiques. 

ShareTweetShare

Don d’organes et de tissus après l’aide médicale à mourir, un nouveau contexte à apprivoiser


Lundi, juin 03, 2019

OTTAWA, Le 3 JUIN 2019 – Le CMAJ (Canadian Medical Association Journal) publie un nouveau rapport qui vise à aider les professionnels de la santé à composer avec les enjeux cliniques et éthiques entourant le don d’organes et de tissus chez les patients ayant choisi l’aide médicale à mourir (AMM) ou l’arrêt des traitements de maintien des fonctions vitales (TMFV).

« La Société canadienne du sang est fière d’avoir appuyé l’élaboration de cet important outil d’orientation qui aidera les cliniciens à gérer le don d’organes chez les patients ayant choisi l’AMM », fait savoir Amber Appleby, directrice du don et de la transplantation, à la Société canadienne du sang.

De concert avec la Société canadienne de soins intensifs, la Société canadienne de transplantation et l’Association canadienne des infirmiers/infirmières en soins intensifs, la Société canadienne du sang a réuni des spécialistes du domaine médical, juridique et éthique pour rédiger l’ouvrage. Des représentants de patients ont également enrichi la discussion par leurs perspectives uniques et leurs réflexions judicieuses.

« Le don d’organes et de tissus est une pratique courante qui sauve ou améliore des vies partout dans le monde, ajoute Mme Appleby. Dans 3 cas sur 4, les organes servant à réaliser les transplantations que reçoivent près de 2 000 Canadiens chaque année proviennent de donneurs décédés. »

La nouvelle publication, intitulée Deceased organ and tissue donation after medical assistance in dying and other conscious and competent donors: guidance for policy (Don d’organes et de tissus après décès dans le cas de l’aide médicale à mourir et des patients conscients et aptes – document d’orientation) contient les principales recommandations suivantes :

  • Protection pour les patients — la décision de recevoir l’AMM ou d’arrêter les traitements de maintien des fonctions vitales doit précéder la discussion sur le don d’organes.
  • Choix — on doit offrir aux patients médicalement acceptables, conscients et aptes ayant consenti à une intervention de fin de vie la possibilité de faire un don d’organes et de tissus.
  • Consentement — le patient doit être capable de donner et de retirer lui-même son consentement à l’AMM ou au don en tout temps.
  • Évaluation du donneur — les médecins, les équipes de transplantation et tout autre personnel doivent tenter de limiter au minimum l’impact ou les perturbations qu’entraîne le don pour le patient (comme les tests).
  • Constatation du décès — la règle du donneur décédé doit être respectée, ce qui signifie que les organes vitaux peuvent être prélevés uniquement après la constatation du décès, selon les critères habituels.
  • Objection de conscience — des professionnels de la santé peuvent choisir de ne pas participer à l’AMM ou à l’arrêt des TMFV, mais ils doivent s’efforcer de soutenir la volonté du patient de faire un don.

Pour aider les équipes soignantes, la publication contient un tableau des recommandations facile à consulter.

Lire la publication ou écouter le balado du CMAJ.

 

RENSEIGNEMENTS
1-877-709-7773 
media@blood.ca

ShareTweetShare