Inclusion 2SLGBTQIA+ à la Société canadienne du sang

La Société canadienne du sang promeut, favorise et cherche à améliorer l’inclusion des personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queers et d’autres orientations sexuelles et identités de genre (2SLGBTQIA+) dans ses centres de don et environnements de travail.

En partenariat et en collaboration avec les communautés 2SLGBTQIA+ et divers organismes canadiens, nous nous efforçons d’éliminer les obstacles à l’inclusion pour les donneurs et de favoriser la création d’une culture d’appartenance. Notre objectif est de faire en sorte que toutes les personnes qui collaborent avec la Société canadienne du sang se sentent libres d’être elles-mêmes en toute sécurité dans le cadre du travail que nous accomplissons ensemble.

Nous sommes reconnaissants envers nos employés, donneurs, bénévoles et partenaires communautaires issus des communautés 2SLGBTQIA+ qui nous appuient, nous aident à promouvoir le changement et œuvrent à nos côtés dans ce long parcours vers l’inclusion.

Sans vous, nous ne pourrions pas être la chaîne de vie du Canada.

FAQ

Vous trouverez ci-dessous de l’information sur les questions les plus souvent posées par les donneurs, les employés et les membres des communautés 2SLGBTQIA+. 

Vous avez d’autres questions? Explorez nos foires aux questions liées à la sélection des donneurs basée sur les pratiques sexuelles ou communiquez avec nous à engage@blood.ca

Accessibilité dans les centres de don

Nous nous sommes engagés à rendre nos établissements aussi accessibles et inclusifs que possible, notamment pour les donneurs en situation de handicap. 

  • Tout au long du processus de don, nous mettons des interprètes agréés en langue des signes à la disposition des donneurs sourds, devenus sourds ou malentendants.
  • Les donneurs aveugles, malvoyants ou ayant une basse vision peuvent demander à un·e employé·e de la Société canadienne du sang de leur lire toute information nécessaire pendant la phase de sélection et de les accompagner jusqu’à la salle de don, si nécessaire.
  • Les animaux d’assistance sont autorisés dans les centres de don permanents, tout au long du processus de don.
  • Nous ne disposons malheureusement pas de fauteuils de don réglables en hauteur, et notre personnel n’est pas formé pour aider les donneurs à s’installer sur ces fauteuils. Les donneurs peuvent toutefois se faire accompagner par une personne de confiance lors de leur rendez-vous afin qu’elle les aide à s’installer sur le fauteuil de don. 

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’accessibilité dans nos centres de don. 

Utilisation de préservatifs (condoms)

Bien qu’elle constitue une excellente pratique de santé sexuelle, l’utilisation de préservatifs n’est pas une méthode éprouvée pour établir l’admissibilité au don de sang, car ils ne sont pas toujours efficaces et peuvent se déchirer ou glisser. 

Notre questionnaire de sélection a été conçu pour s’appliquer aussi largement que possible afin de sélectionner les donneurs potentiels. Il ne traite toutefois pas de manière exhaustive des pratiques de santé sexuelle, comme l’utilisation de préservatifs. 

Don d’organes et de tissus

Les critères d’admissibilité au don d’organes et de tissus diffèrent de ceux applicables au don de sang et de plasma. Les critères d’admissibilité des donneurs d’organes et de tissus sont régis par les normes et règlements fédéraux, et la sélection des donneurs est assurée par les programmes provinciaux de don d’organes et de tissus. 

Bien que la Société canadienne du sang ne détermine pas l’admissibilité des donneurs d’organes et de tissus, nous nous engageons à soutenir les efforts continus visant à rendre le don et la greffe d’organes et de tissus plus inclusifs. Nous sommes fermement convaincus que l’admissibilité au don de produits biologiques ne devrait pas dépendre de l’orientation sexuelle. 

Notre rôle dans le domaine des organes et des tissus au Canada consiste à faciliter la collaboration au sein de la communauté du don et de la greffe et à soutenir l’élaboration de pratiques exemplaires, la formation professionnelle et la sensibilisation du public. C’est le cas, par exemple, du travail mené en collaboration avec des experts de premier plan de la communauté 2SLGBTQIA+ pour élaborer et lancer un programme de formation professionnelle visant à renforcer l’inclusion et le sentiment d’appartenance des personnes 2SLGBTQIA+ au sein du système de don et de greffe d’organes et de tissus. 

Cette formation est désormais accessible et propose une intervention pédagogique interactive visant à renforcer la capacité des équipes chargées des dons et des greffes à offrir des soins inclusifs aux personnes 2SLGBTQIA+. 

PPrE (prophylaxie préexposition)

La PPrE, ou prophylaxie préexposition, est une combinaison de traitements médicamenteux très efficaces qui, lorsqu’elle est prise conformément aux instructions, empêche la transmission du VIH par voie sexuelle chez la personne qui la prend. La prophylaxie préexposition peut être prescrite aux personnes séronégatives qui ont été potentiellement exposées au VIH au cours des 72 dernières heures.  

L’utilisation de la PPrE est très répandue, notamment au sein des communautés 2SLGBTQIA+, et constitue un moyen reconnu et recommandé de préserver la santé sexuelle. Le défi auquel sont confrontés les organismes de collecte de sang comme la Société canadienne du sang est que ces médicaments peuvent nuire à la précision de leurs tests de dépistage sanguin, en particulier à leur capacité à détecter les infections par contournement. Comme la Société canadienne du sang s’appuie sur la fiabilité des tests de dépistage du VIH dans le cadre de son approche multicouche utilisée pour protéger les receveurs, les personnes qui utilisent la PPrE/PPE ne sont pour l’instant pas admissibles au don. 

Si vous avez récemment cessé de prendre la PPrE ou si l’on vous a récemment prescrit une PPE, on vous demandera d’attendre quatre mois après votre dernière prise de médicament par voie orale ou deux ans après votre dernière injection avant de faire un don. 

Compte tenu des avantages pour la santé et des bienfaits plus larges de la PPrE, nous examinons activement les recherches et les données scientifiques dans ce domaine afin de mieux comprendre l’impact de la PPrE/PPE sur le dépistage du VIH. Dans le cadre de ce travail, nous cherchons à déterminer comment apporter des changements inclusifs au dépistage des donneurs pour la PPrE, tout en préservant la sécurité du système d’approvisionnement en sang. 

Rapports sexuels anaux réceptifs et insertifs

Il est vrai que les rapports sexuels anaux réceptifs présentent un plus grand risque de transmission du VIH que les rapports insertifs. Toutefois, lorsque nous avons étudié la possibilité de demander aux gens s’ils avaient des rapports sexuels anaux réceptifs, nous avons constaté que le terme était mal compris et que les réponses n’étaient pas cohérentes. 

Ainsi, pour assurer la sécurité des réserves de sang et de plasma, il est important que les candidats au don comprennent parfaitement nos critères d’admissibilité. C’est pourquoi nous avons décidé de poser une question générale relative aux rapports sexuels anaux dans le cadre du processus de sélection des donneurs basé sur les pratiques sexuelles. 

Prostitution

Les personnes qui ont reçu de l’argent ou de la drogue en échange de faveurs sexuelles doivent pour le moment attendre 12 mois pour faire un don de sang ou de plasma. Pour les besoins d’évaluation de l’admissibilité au don d’une personne, lorsque nous posons des questions relatives à la prostitution, nous définissons celle-ci comme le fait de recevoir de l’argent ou de la drogue en échange de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux. 

La Société canadienne du sang a pour objectif de garantir l’innocuité et la pérennité de l’approvisionnement en sang et en plasma au Canada, tout en encourageant la participation et en maximisant l’inclusion à la chaîne de vie du Canada. Nous réexaminons activement les critères actuels à la lumière des dernières données scientifiques.  

Relations sexuelles avec un·e partenaire séropositif·ve au VIH

Toute personne ayant récemment eu des rapports sexuels avec une personne séropositive au VIH (y compris une personne qui suit une thérapie antirétrovirale et dont la charge virale est indécelable) doit attendre 12 mois à compter du dernier rapport sexuel pour faire un don de sang ou de plasma. Pour les besoins d’évaluation de l’admissibilité au don d’une personne, pour cette question, nous définissons les relations sexuelles comme des rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux. 

Le processus de sélection des donneurs de la Société canadienne du sang porte sur l’état de santé, les comportements et les antécédents médicaux de chaque donneur. Nous ne demandons pas aux donneurs de fournir des renseignements sur l’état de santé ou les médicaments d’une autre personne et ne pouvons pas nous fonder sur des renseignements de santé provenant de tiers pour déterminer l’admissibilité. 

La Société canadienne du sang a pour objectif de garantir l’innocuité et la pérennité de l’approvisionnement en sang et en plasma au Canada, tout en encourageant la participation et en maximisant l’inclusion à la chaîne de vie du Canada. Nous réexaminons activement les critères actuels à la lumière des dernières données scientifiques. 

Don de cellules souches

Les personnes 2SLGBTQIA+ sont encouragées à s’inscrire au Registre de donneurs de cellules souches de la Société canadienne du sang. 

Tous ceux qui sont inscrits au registre et identifiés comme donneurs potentiels se voient poser les mêmes questions de sélection, neutres sur le plan du genre et axées sur le comportement, afin de déterminer leur admissibilité, indépendamment de leur sexe assigné à la naissance ou de leur orientation sexuelle. 

On demande désormais à tous les donneurs potentiels de cellules souches s’ils ont eu des rapports sexuels anaux avec un nouveau partenaire ou plusieurs partenaires au cours des trois derniers mois. Quelle que soit votre réponse, vous resterez admissible au don si vous répondez aux autres critères requis. Veuillez toutefois noter que la Société canadienne du sang est tenue de transmettre votre réponse, sans divulguer votre identité, au centre qui demande des cellules souches pour son patient. 

C’est l’équipe soignante du patient qui prendra en dernier ressort la décision de procéder ou non à la greffe avec le donneur compatible, et non la Société canadienne du sang. Ces décisions reposent sur plusieurs facteurs, notamment l’âge du donneur et son état de santé général. 

Veuillez noter que le sexe attribué à la naissance est demandé à toutes les personnes lors de leur inscription initiale au Répertoire de donneurs de cellules souches, car le sexe biologique aide à éclairer la prise de décision concernant la compatibilité donneur-patient et les résultats. 

Expériences des donneurs trans et de diverses identités de genre

Nous reconnaissons l’urgence d’améliorer l’expérience de don pour les personnes trans, non binaires, bispirituelles et de diverses identités de genre. En consultation avec ces communautés, nous travaillons activement à la modification, à court et à long terme, de plusieurs aspects de nos processus d’inscription et de sélection.  

Voici quelques exemples de modifications déjà réalisées : 

  • Nous demandons à tous les donneurs potentiels de sang, de plasma et de plaquettes, quel que soit leur sexe à la naissance ou leur identité de genre, s’ils ont eu une grossesse au cours des six derniers mois.
  • Nous posons la question ci-dessus concernant la grossesse à tous les donneurs potentiels de plaquettes et multiplasma, quel que soit leur sexe à la naissance ou leur identité de genre, et nous leur demandons également s’ils ont déjà eu une grossesse, fait une fausse couche ou subi un avortement. 
  • Nous ne demandons plus aux personnes trans si elles ont subi une chirurgie de réassignation sexuelle.
  • Nous ne demandons plus aux donneurs de préciser verbalement leur genre à chaque rendez-vous de don.
  • Les donneurs trans et de genre divers ayant un genre binaire peuvent désormais s’inscrire sous leur genre et effectuer eux-mêmes cette modification dans l’application DonDeSang.

I=I (indétectable égale intransmissible)

Il est vraiment remarquable de constater que le traitement contre le VIH soit aujourd’hui si efficace qu’il puisse réduire la charge virale à un niveau indétectable.  

Toutefois, la formule « indétectable égale intransmissible (I=I) » ne s’applique qu’à la transmission du VIH par voie sexuelle. Même lorsqu’une personne séropositive au VIH a une charge virale indétectable, le virus peut tout de même être transmis par transfusion sanguine.  

Une unité de sang présente un plus grand risque de transmission en raison du grand volume nécessaire à une transfusion sanguine et de la quantité relativement plus élevée de virus présent. C’est pourquoi, même si sa charge virale est indétectable, une personne séropositive au VIH n’est pas admissible aux dons de sang et de plasma. 

Nouvelles, histoires et déclarations publiques

Déclaration sur le Mois de la fierté


06/06/2023
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Déclaration
Alors que les célébrations du Mois de la fierté débutent dans tout le Canada, la Société canadienne du sang est fière de montrer sa solidarité avec les communautés 2SLGBTQIA+.

Efforts durables de la Société canadienne du sang pour rendre le système transfusionnel plus inclusif pour les communautés africaines, caribéennes et noires


05/21/2025
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Déclaration
Ce document fait régulièrement l’objet de mises à jour. Dernière mise à jour : mai 2025 -- La Société canadienne du sang se donne pour priorité d’offrir aux personnes de tous horizons et de toutes communautés l’accès à des produits sanguins de première qualité en constituant un bassin de donneurs