FAQ : Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus

Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus 

La Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus, du 21 au 27 avril 2019

Qu’est-ce que la Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus?

La Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus, du 21 au 27 avril 2019, célèbre le don d’organes et de tissus. Elle a aussi pour but de sensibiliser la population aux besoins cruciaux en donneurs, au Canada. 

Quand la Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus a-t-elle été créée? 

Ce projet de loi a été adopté à l’unanimité par le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie le 4 février 1997. Il a été déposé par l’ancien député libéral fédéral, Dan McTeague. La troisième semaine d’avril a été choisie pour souligner cette cause en mémoire de Stuart Herriott, un enfant de deux ans et demi décédé dans un accident d’auto dans Pickering-Scarborough-Est, le comté de M. McTeague. En donnant les organes du petit Stuart, ses parents ont permis d’améliorer et de sauver la vie de quatre autres personnes. Selon M. McTeague, le projet de loi avait pour but de favoriser l’éducation et la sensibilisation à propos du don d’organes, de permettre au Parlement d’affirmer sa volonté de s’attaquer à la pénurie d’organes et de commémorer le souvenir des personnes qui décèdent chaque année en attente d’une transplantation.

Comment faire pour participer à la Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus?

On invite la population à consulter le site donnezorganestissus.ca et à s’inscrire comme donneurs d’organes et de tissus pendant la Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus. On leur rappelle également l’importance d’annoncer à leurs proches leur décision concernant le don d’organes et de tissus. Enfin, il est crucial de faire connaître les besoins urgents en donneurs.

Pourquoi avons-nous besoin d’une semaine de sensibilisation au don d’organes et de tissus?

Environ 4 400 personnes attendent la transplantation qui leur sauvera la vie, et beaucoup d’autres attendent une greffe de tissus. La triste réalité, c’est que chaque année, environ 250 meurent pendant l’attente. 

Selon les sondages, plus de 90 % des Canadiens soutiennent le don d’organes et de tissus. Or, seulement 23 % d’entre eux ont déclaré être effectivement inscrits à un registre de don. 

Si tant de Canadiens appuient le don d’organes, pourquoi ne s’inscrivent-ils pas à un registre? 

Diverses raisons peuvent expliquer cette situation, notamment une information erronée à propos du don d’organes. Ou encore, certaines personnes peuvent être simplement mal à l’aise ou réticentes à l’idée de parler de la mort. En n’abordant pas ces questions avec leurs proches, elles laissent à leur famille des décisions difficiles, et celle-ci ne saura pas quoi faire quand la question du don d’organes se posera. 

Décider de devenir donneur, c’est accomplir un premier pas pour sauver des vies. Les Canadiens peuvent déclarer leur désir de devenir donneur en visitant le site donnezorganestissus.ca et en s’inscrivant au registre de don d’organes et de tissus de leur province. En outre, il est vivement conseillé aux donneurs potentiels de parler à leur famille de leur volonté de donner des organes. 

À part accroître la sensibilisation de la population à la nécessité de s’inscrire à un registre pour devenir donneur, que fait-on pour améliorer la situation des patients canadiens en attente d’une transplantation? 

Les programmes locaux, provinciaux et nationaux ont tous contribué au progrès du système canadien de don et de transplantation d’organes. Les provinces qui ont modifié leur système en profondeur ont obtenu les résultats les plus remarquables au chapitre de l’amélioration des taux de don et du nombre de vies sauvées. 

Certaines d’entre elles ont accompli de grands progrès en matière de don d’organes en créant des équipes de spécialistes du don dans les hôpitaux. Ces équipes, formées pour identifier et signaler les donneurs potentiels, assurent également un rôle de soutien auprès des familles qui ont à prendre des décisions relatives au don dans des moments difficiles. 

Que peuvent faire les Canadiens pour améliorer les perspectives des patients en attente d’une transplantation?

Les Canadiens ont un rôle crucial à jouer. Ils sont invités à unir leurs forces à celles des équipes soignantes, des gouvernements et de la Société canadienne du sang pour faire en sorte qu’un jour viendra où plus aucun patient au pays ne mourra en attente d’une transplantation. 

  • S’inscrire comme donneurs d’organes et de tissus pendant la Semaine nationale de sensibilisation au don d’organes et de tissus.
  • Faire part à leurs proches de leur décision de devenir donneurs d’organes.
  • Envisager la possibilité de faire un don d’organes de son vivant. Le don vivant peut-être possible après une évaluation exhaustive. Un donneur vivant peut donner un rein, une partie de son foie ou d’un poumon. 
  • Pour vous renseigner sur le don et la transplantation d’organes et de tissus et vous inscrire, consultez notre site donnezorganestissus.ca.  

Grâce à des efforts constants pour ce qui est des investissements, du soutien et de la collaboration partout au pays, le Canada réussira à se doter d’un système de don et de transplantation d’organes de calibre mondial. 

Si je m’inscris comme donneur d’organes, comment puis-je être certain que mes organes seront utilisés après mon décès? 

Vos organes ne pourront être utilisés que si vous mourez à l’hôpital. En effet, pour que les organes servent à une transplantation, il faut que le donneur soit à l’hôpital, qu’il soit sous respiration artificielle et qu’il n’y ait aucun espoir de rétablissement. Moins de 2 % des décès enregistrés au Canada permettent d’utiliser les organes des donneurs décédés.

Questions et réponses d’ordre général

Si je me suis inscrit à titre de donneur d’organes, est-ce que les médecins déploieront quand même tous les efforts nécessaires pour me sauver la vie? 

Oui. Le don d’organes et de tissus est envisagé uniquement après que tout a été tenté pour sauver la vie d’une personne et qu’il n’y a aucune chance de survie. 

Puis-je devenir donneur même si je suis plus âgé ou si j’ai des problèmes de santé? 

N’importe qui peut devenir donneur potentiel, sans égard à son âge, à son état de santé ou à son orientation sexuelle. Même les personnes gravement malades peuvent parfois devenir donneurs. Tous les donneurs potentiels font l’objet d’une évaluation médicale individuelle. À ce jour, le plus vieux donneur d’organes au Canada était âgé de 92 ans, et le plus vieux donneur de tissus avait 104 ans. Ne vous excluez pas d’emblée. 

Ma religion me permet-elle de devenir donneur d’organes et de tissus?

La plupart des religions appuient le don d’organes et de tissus comme moyen de sauver la vie d’une personne. Si vous avez des doutes, parlez-en à votre conseiller spirituel.

Si je ne réponds pas aux critères pour le don d’organes, est-ce que je peux quand même donner des tissus?

Le don de tissus est possible pour presque tout le monde, même si le don d’organes est impossible.

Si je ne peux pas donner de sang, est-ce que je peux quand même faire un don d’organes et de tissus?

Une personne qui ne peut donner de sang peut être admissible au don d’organes ou de tissus.

Puis-je être un donneur vivant? 

Le don vivant peut-être possible après une évaluation exhaustive. Un donneur vivant peut donner un rein, une partie de son foie ou d’un poumon.

Dois-je m’inscrire ou donner mon consentement explicite pour devenir donneur?

Oui. Au Canada, vous devez donner votre consentement ou inscrire votre désir de devenir donneur. Vous pouvez le faire en visitant le site donnezorganestissus.ca.

Le Canada dispose-t-il d’un système où le consentement est implicite, qui suppose que tout citoyen est considéré comme un donneur à moins qu’il n’ait exprimé une volonté contraire?

Non. Le système actuel au Canada prévoit que chaque personne doit exprimer son consentement au don de manière explicite. Le concept du consentement présumé ou implicite au don d’organes et de tissus dans le but d’augmenter les taux de don fait l’objet d’un débat public. Certaines provinces examinent des dispositions législatives sur le consentement implicite.

Est-ce que le consentement implicite avec option d’exclusion est un moyen efficace?

Des recherches indiquent que ce n’est pas l’outil le plus efficace. Nous savons que des stratégies comme la mise en place de spécialistes du don, l’éducation et la formation des intensivistes, l’établissement de lignes directrices cliniques et de pratiques exemplaires, ainsi que la sensibilisation du public, sont plus efficaces pour augmenter le nombre de dons que l’adoption de lois sur le consentement implicite avec option d’exclusion.

Pour le moment, le milieu du don concentre ses efforts sur la mise en place de ces éléments fondamentaux du système, puisqu’aucune loi sur le consentement implicite ne réussirait à elle seule à amener l’augmentation du nombre de dons souhaitée.

Le Canada a adopté récemment une loi sur l’aide médicale à mourir. Les patients qui choisissent cette avenue peuvent-ils également donner leurs organes?

La réponse varie. Les lois régissant le don d’organes sont propres à chaque province ou territoire. À l’heure actuelle, les lois sur l’aide médicale à mourir ne font pas mention du don d’organes, pas plus que les lois sur le don d’organes ne font mention de l’aide médicale à mourir. Sur le plan juridique, toutefois, le don d’organes demeure possible si toutes les exigences légales liées au don d’organes, comme le consentement et la constatation du décès, ont été satisfaites et que les démarches sont effectuées par des équipes médicales distinctes.

Si je m’inscris comme donneur d’organes, comment puis-je être certain que mes organes seront utilisés après mon décès?

Vos organes ne pourront être utilisés que si vous mourez à l’hôpital. En effet, pour que les organes servent à une transplantation, il faut que le donneur soit à l’hôpital, qu’il soit sous respiration artificielle et qu’il n’y ait aucun espoir de rétablissement. Moins de 2 % des décès enregistrés au Canada permettent d’utiliser les organes des donneurs décédés.

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